Martine Aubry et le PS, voilà c’est fini…

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crédits photo : AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Le Parti Socialiste se démantèle. Martine Aubry, la maire de Lille, persiste et signe. «Si on ne réagit pas, on va tout perdre, car les résultats ne sont pas là. Il y a des décisions urgentes à prendre» at-elle annoncée au JDD dimanche.

Mais pourquoi tout cette agitation maintenant ? Après un « ras-le-bol » exprimé contre Macron, la maire PS gronde plus fort et s’en prend à l’ensemble de la politique du duo de choc Hollande et Valls. Dans une tribune au Monde datant du 24 février, Mme Aubry avait déjà frappé fort : « ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés ».

Derechef, ce dimanche au JDD, elle a remué le couteau dans la plaie en annonçant son départ ainsi que celui de ses proches, du Parti Socialiste, pour lequel elle milite depuis 1974. «Nous allons sortir de la direction du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis ». Parmi les « aubrystes » démissionaires, comme on les appelle, on retrouve notamment M. Lamy, le député des Hauts-de-Seine Jean-Marc Germain et le député européen Gilles Pargneaux.

De nombreux désaccord avec la gauche du gouvernement

Ils ont en marre. Alors quoi ? Ils se font la malle. «On ne veut aucun poste. On veut simplement que ce pour quoi on s’est battu toute notre vie soit préservé ». Les points de désaccord avec la politique actuelle sont symboliques. Déchéance de nationalité, contre laquelle Mme Aubry a toujours été contre. Une mesure qui « divise », « stigmatise » et «porte atteinte à un élément majeur d’égalité devant le droit du sol, qui est un des fondements de la République française ». Ou encore la loi El Khomri. « J’y retrouve les vieilles recettes non pas du Medef, mais du CNPF. En 1991-1993 déjà, beaucoup de ces propositions étaient faites ». Loi qu’elle n’attribue même pas à El Khomri, mais à son cher et tendre ami Macron. Autre tension, la question de la Jungle à Calais, où elle soutient Natacha Bouchart, maire LR de la ville. « On ne peut pas à la fois dire au gouvernement “c’est pas possible de garder 3500/4.000 personnes à Calais” et quand il essaie de régler le problème, comme le fait Bernard Cazeneuve, (…) le critiquer ».

Triste impasse. Aubry, l’originelle, et ses fidèles quittent la direction du PS. Une décision qui n’a toutefois par l’air d’être un adieu définitif. « Nous serons toujours à l’intérieur du PS, du bureau national du PS » selon François Lamy, qui entend « regarder où on sera le plus utiles à la gauche et au gouvernement ». Alors, « tu veux ou tu veux pas ? . Dis donc, n’auraient-ils pas un peu de sang normand ces révoltés ? Affaire à suivre.

Mélina Fritsch

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