Lille aka Rio pour un soir

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Des coups résonnent sur la peau des tambours. Elle arrive au loin, on l’entend. On ne voit rien, tellement la foule est dense, mais on sait qu’elle n’est plus très loin. C’est la parade qui arrive. Tout ce beau monde est coloré, très coloré. Du plumes rouges, des chapeaux verts, des robes jaunes, des cheveux bleus, et plus encore. Les danseurs et musiciens de la parade sont multicolores… C’est à s’y méprendre, mais nous sommes bien en France. Pas au Carnaval de Dunkerque, mais à Lille. La température était là pour le rappeler.

Les lillois ont pu assister à un départ en grande pompe pour Lille Renaissance. Troisième volet du projet Lille 3000, Lille Renaissance succède à Bombaysers de Lille (2006) et Fanstastic Lille (2012). Porte d’entrée vers le futur, Lille 3000 se veut être une invitation à la culture à travers les artistes contemporains d’ici ou d’ailleurs. Une réelle incitation au voyage : les participants auront le loisir de découvrir les cultures des villes partenaires (à savoir Detroit, Rio, Eindhoven, Phnom Penh, Seoul). Lille sera le témoin de diverses manifestations culturelles : parades, expositions, débats, design, Do It Yourself, food… La culture dans sa plus grande diversité.

Samedi soir, c’était cap sur Rio. La parade d’ouverture a fait monter la température dans les rues lilloises. Rues envahies par la foule, qui n’osait faire pas de peur de perdre sa place aux premières loges. Dans la parade, on a pu voir danseuses brésiliennes, musiciens, et même Godzilla… Oui, vous avez bien lu. Parmi la foule, on pouvait distinguer une famille de pantins désarticulés illuminés et géants, rien que ça. Ils ont entraîné le public dans leur chorégraphie, de quoi les divertir avant l’arrivée des chars. En levant la tête, les participants ont pu admirer, les yeux brillants, les acrobates réaliser leurs plus belles figures. Sans oublier les géants lillois, qui étaient aussi de la partie.

De nombreux évènements sont encore à venir. Du 26 septembre au 17 janvier, le programme est chargé. Prochaine étape du périple : Detroit. Pour en savoir plus sur cette ville désindustrialisée des Etats-Unis, le cinéma le Majestic diffuse jusqu’au 6 octobre des films sur l’histoire de celle qu’on surnomme «Motor City». La Maison de la Photographie de Lille propose quant à elle une exposition avec pour thème «Detroit : décomposition-récomposition». Comme quoi même quand les poches sont vides, il y a toujours moyen de voyager.

Mélina Fritsch

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